« Il n’y a pas de chats ordinaires. »
— Colette
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À peine Lila s’est-elle installée devant son ordinateur que son chat arrive.
D’abord, un petit frottement contre ses jambes. Puis un deuxième, juste au cas où le message n’aurait pas été suffisamment clair. Quelques minutes plus tard, le voilà sur le bureau, exactement entre Lila et ce qu’elle essayait de lire.
Elle le regarde.
Il la regarde.
Et cligne lentement des yeux.
« D’accord… Mais qu’est-ce que tu essaies de me dire, au juste ? »
Comportement du chat — apprendre à décoder ses petits messages
Le comportement du chat peut parfois nous sembler mystérieux, mais beaucoup de ses gestes, postures et petites habitudes ont une véritable fonction de communication.
Nos chats ne parlent peut-être pas notre langue, mais ils passent pourtant une bonne partie de leurs journées à communiquer. Une queue dressée, un regard à demi fermé, un petit coup de tête contre une main, deux pattes qui pétrissent consciencieusement un plaid… Leur langage est fait de postures, de mouvements, de sons, d’odeurs et de petites habitudes que nous ne savons pas toujours interpréter.
Et c’est peut-être ce qui les rend si fascinants.
Sans prétendre transformer chaque miaulement en phrase complète — nos félins ont bien le droit de garder quelques secrets — observons douze comportements très courants pour essayer de mieux comprendre ce qu’ils peuvent nous raconter.
Une petite précaution cependant avant de commencer :
Chez le chat, un geste isolé ne suffit pas toujours à comprendre une émotion. Les oreilles, les yeux, la queue, la posture générale, et surtout le contexte, comptent également. Et si son comportement change brutalement ou de façon inhabituelle, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire.
1. Votre chat se frotte contre vos jambes — un bonjour… parfumé
Vous venez de rentrer et votre chat serpente immédiatement entre vos jambes, frotte sa joue contre votre mollet ou vient donner un petit coup de tête contre votre main ?
C’est souvent une façon très féline de vous saluer.
Ce petit « coup de tête » porte même un nom : le bunting. Le chat vient appuyer puis frotter son front, ses joues ou le côté de sa tête contre une personne, un autre chat ou un objet, déposant au passage ses signaux olfactifs.
Mais ce geste ne relève pas seulement de l’affection. Le chat possède autour de la tête, notamment au niveau des joues et du menton, des glandes qui produisent des substances odorantes participant à sa communication chimique, parmi lesquelles des phéromones faciales. Lorsqu’il frotte son visage contre une personne, un autre chat ou certains objets de son environnement, il y dépose une partie de ces signaux olfactifs.
Ces marques contribuent à créer et à entretenir un environnement olfactif connu et rassurant. Les chats utilisent en effet les frottements du visage et du corps pour déposer leurs odeurs dans les endroits qui composent leur espace familier et où ils se sentent en sécurité.
Lorsqu’il se frotte contre vous, votre chat peut donc à la fois vous saluer, rechercher une interaction et adopter un comportement affiliatif — autrement dit, un comportement social positif envers un individu familier. On observe d’ailleurs ce même comportement entre des chats qui se connaissent bien et vivent en bonne entente.
Alors, si l’on veut le dire d’une manière un peu plus poétique, votre chat ne se contente pas de vous dire bonjour : il vous fait aussi une place dans son univers familier, jusque dans les odeurs qui le rassurent.
2. Votre chat vous suit partout… vraiment partout
Cuisine ? Il est là.
Salle de bains ? Toujours là.
Vous traversez simplement la maison pour aller chercher un livre ? Une petite silhouette vous emboîte le pas.
Certains chats semblent avoir développé une vocation d’assistant personnel particulièrement consciencieux. De véritables petites ombres qui aiment savoir où vous allez… et, si possible, pourquoi vous y allez.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce comportement. Votre chat peut rechercher votre compagnie ou votre attention, être simplement curieux de ce que vous faites, ou avoir appris que certains de vos déplacements annoncent quelque chose d’intéressant — une gamelle, une friandise, une séance de jeu…
Et contrairement à leur réputation d’indépendance absolue, les chats peuvent créer de véritables liens d’attachement avec leurs maîtres. Pour certains, vous suivre d’une pièce à l’autre est donc tout simplement une façon de rester près d’une personne familière avec laquelle ils se sentent bien.
Les habitudes jouent également leur rôle. Si votre passage dans la cuisine est régulièrement suivi du remplissage de la gamelle, votre chat peut très vite apprendre à faire le rapprochement. À ses yeux, vous accompagner devient alors une stratégie parfaitement raisonnable.
Chez certains chats, vous suivre peut aussi traduire un besoin de davantage d’occupation. Un quotidien trop pauvre en stimulations peut les inciter à rechercher plus souvent votre attention.
Il peut alors être intéressant d’enrichir leur environnement avec des moments de jeu ou des activités qui leur permettent de chercher, pousser, attraper ou manipuler. Certains jeux distributeurs de croquettes, par exemple, transforment une partie du repas en petite activité de recherche.
Pour lui proposer de nouvelles occupations, vous pouvez découvrir une sélection de jeux d’intelligence pour chat chez Zooplus.
Enfin, ce qui compte surtout, c’est de connaître les habitudes de son propre chat. S’il a toujours aimé vous accompagner jusque dans la salle de bains, rien de très mystérieux là-dedans.
En revanche, s’il devient soudainement beaucoup plus dépendant ou vous suit constamment alors qu’il ne le faisait pas auparavant — notamment s’il est âgé ou si d’autres changements apparaissent en même temps — mieux vaut en parler à un vétérinaire.
Une modification inhabituelle du comportement peut parfois être liée au stress, à une perte de repères ou à un problème de santé.
3. Votre chat vous regarde et cligne lentement des yeux
Voilà probablement l’un des comportements félins les plus attendrissants.
Votre chat vous regarde, ferme doucement les yeux, les rouvre… puis recommence.
Le regard du chat peut avoir de nombreuses significations. Il peut simplement vous observer, suivre vos mouvements, attendre quelque chose ou porter son attention sur ce que vous êtes en train de faire.
Comme toujours avec le langage félin, le contexte et le reste du corps comptent autant que les yeux eux-mêmes.
Un regard fixe et prolongé n’est d’ailleurs pas nécessairement un signe d’affection. Entre chats, comme dans certaines interactions avec l’humain, un regard direct soutenu peut être perçu comme intimidant. Un chat détendu adopte généralement une expression beaucoup plus douce.
Et c’est là qu’intervient le fameux clignement lent.
Votre chat vous regarde, plisse légèrement les yeux, les ferme doucement quelques instants, puis les rouvre tranquillement. Ce comportement est parfois surnommé le « bisou de chat » ou le « baiser félin ». L’expression est charmante, même si elle reste une façon humaine et imagée de le décrire.
Des chercheurs se sont justement intéressés à ces séquences de clignements lents entre chats et humains. Dans leurs expériences, les chats avaient davantage tendance à rétrécir ou fermer lentement les yeux lorsqu’un humain effectuait lui-même ce mouvement. Ils se montraient également plus enclins à s’approcher d’une personne après ce type d’échange.
Les résultats suggèrent donc que le clignement lent participe à une forme de communication positive entre le chat et l’humain. Les chercheurs évoquent même la possibilité qu’il soit associé à un état émotionnel positif, sans pour autant pouvoir le traduire précisément par « confiance » ou « affection ».
Nous n’avons donc pas encore découvert un dictionnaire permettant de traduire deux clignements et une demi-fermeture des yeux par : « Je t’aime très fort. »
Mais rien ne vous empêche d’essayer.
Regardez votre chat sans le fixer intensément, rétrécissez doucement les yeux, fermez-les brièvement puis rouvrez-les tranquillement.
Avec un peu de chance, il vous répondra.
4. Votre chat vous montre son ventre… Faut-il vraiment tendre la main ?
Le chat s’allonge devant vous, roule sur le dos et expose un magnifique ventre moelleux.
L’être humain raisonnable sait qu’il devrait probablement se contenter d’admirer.
L’être humain amoureux des chats pense :
« Oh, le petit ventre ! »
Et avance la main.
C’est là que les négociations peuvent se compliquer.
Un chat qui expose son ventre peut montrer qu’il se sent suffisamment en sécurité pour dévoiler une partie particulièrement vulnérable de son corps. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il souhaite qu’on la caresse.
Certains chats l’acceptent ou l’apprécient. D’autres préfèrent nettement que l’admiration reste visuelle. Et parfois, si votre main s’aventure trop près, le chat peut la saisir avec ses pattes ou la mordiller. Selon son attitude générale, cela peut être une invitation au jeu… ou au contraire une façon très claire de vous faire comprendre que la séance de caresses s’arrête là.
Et c’est ainsi qu’un très joli moment de confiance peut parfois se terminer par quatre pattes refermées autour d’un avant-bras humain quelque peu surpris.
Pour répondre à une envie de contact, la tête, les joues ou le menton sont souvent les zones mieux acceptées… à condition, bien sûr, que le chat montre qu’il souhaite poursuivre l’interaction.
5. Votre chat pétrit votre plaid — ou vos genoux
Une patte. Puis l’autre.
Gauche, droite, gauche, droite…
Votre chat semble soudain très occupé à préparer une pâte à pain invisible sur votre couverture préférée.
Ce mouvement, que l’on appelle pétrissage — ou plus familièrement « patounage » ou « faire du pain » — apparaît très tôt dans la vie du chat. Pendant la tétée, le chaton appuie alternativement avec ses pattes autour des mamelles de sa mère, ce qui contribue à stimuler l’écoulement du lait.
Pourquoi certains chats continuent-ils à patouner une fois adultes ?
C’est justement là que les choses deviennent moins certaines.
Chez le chat adulte, le pétrissage est très souvent observé dans des situations de confort et de détente — sur un plaid moelleux, un coussin… ou directement sur les genoux de son maître. Il est possible que ce comportement conserve quelque chose des sensations agréables associées aux premières semaines de vie, mais les chercheurs et spécialistes du comportement ne connaissent pas encore précisément toutes les raisons qui expliquent sa persistance à l’âge adulte.
Certains chats ronronnent en même temps, ferment les yeux… et quelques-uns peuvent même saliver légèrement pendant ce moment de grand relâchement.
Alors, lorsqu’un chat vient patouner votre couverture ou vos genoux, on peut surtout y voir un comportement associé à un état de confort et de bien-être — sans pour autant lui prêter une signification unique.
Et c’est aussi cela, apprendre à connaître les chats : accepter parfois qu’ils conservent une petite part de mystère.
Si les griffes rendent l’expérience légèrement moins poétique pour vos genoux, une couverture suffisamment épaisse entre vous et votre petit boulanger peut sauver à la fois le moment… et votre pantalon.
6. Votre chat ronronne — cela veut-il forcément dire qu’il est heureux ?
Un chat blotti près de vous, les yeux mi-clos, qui ronronne tranquillement…
Difficile d’imaginer un son plus familier du bien-être félin.
Et pourtant, le ronronnement est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
Dans une situation paisible, avec un corps relâché et une attitude détendue, il accompagne très souvent un moment agréable : repos, caresses, proximité avec une personne familière…
Mais un chat ne ronronne pas uniquement lorsqu’il est heureux.
Il peut également ronronner lorsqu’il cherche votre attention ou souhaite obtenir quelque chose. Des chercheurs ont même identifié chez certains chats un « ronronnement de sollicitation », notamment utilisé à l’approche du repas : il comporte une composante plus aiguë qui le rend particulièrement difficile à ignorer pour l’oreille humaine.
Et, à l’inverse, un chat peut aussi ronronner lorsqu’il est stressé, inquiet, mal à l’aise ou souffrant. On peut par exemple observer ce comportement chez certains chats lors d’une visite chez le vétérinaire ou dans d’autres situations inconfortables. Les spécialistes évoquent parfois une fonction d’auto-apaisement, mais le rôle exact du ronronnement dans ces circonstances reste encore étudié.
Le ronronnement ne doit donc jamais être interprété tout seul. Là encore, c’est l’ensemble du chat qui raconte l’histoire : la position des oreilles, le regard, la tension du corps, la queue, son comportement habituel et le contexte dans lequel il se trouve.
Alors, lorsque votre chat somnole paisiblement contre vous, le corps détendu et les yeux à demi fermés, tandis qu’un petit moteur semble tourner quelque part sous sa fourrure, vous pouvez probablement savourer l’instant.
Mais si votre compagnon se met soudainement à ronronner beaucoup plus que d’habitude, ou dans des circonstances inhabituelles, surtout si son comportement change en parallèle, mieux vaut y prêter attention et demander conseil à un vétérinaire.
7. La queue de votre chat parle presque autant que lui
On regarde volontiers les yeux ou les oreilles de son chat. Pourtant, sa queue fournit elle aussi quantité d’indices.
Et attention à ne pas appliquer au chat le dictionnaire du chien.
Chez le chat, une queue qui remue ne signifie pas forcément : « Je suis content ! »
Une queue dressée, surtout lorsque le chat s’approche de vous avec une posture détendue, accompagne souvent un salut amical. C’est même l’un des signaux les mieux documentés dans les interactions positives entre chats, et entre chats et humains.
À l’inverse, une queue qui fouette rapidement de droite à gauche peut traduire de l’agitation, de l’irritation ou un niveau d’excitation élevé. Si cela se produit pendant une séance de caresses, ce peut être un bon moment pour laisser un peu d’espace au chat.
Une queue qui gonfle brusquement — ce que l’on appelle la piloérection — apparaît souvent lorsque le chat se sent effrayé, menacé ou très fortement stimulé. Le fait de hérisser les poils lui permet aussi de paraître plus imposant.
Une queue dressée qui frémit légèrement peut parfois accompagner un salut très enthousiaste. Si le chat adopte cette posture face à une surface verticale, en revanche, cela peut aussi ressembler au comportement de marquage urinaire — parfois même sans émission d’urine.
La queue est donc un excellent indicateur, mais elle ne raconte jamais toute l’histoire à elle seule. La position des oreilles, les pupilles, la tension du corps, les moustaches et le contexte restent indispensables pour comprendre ce que ressent réellement le chat. Les recommandations vétérinaires insistent d’ailleurs sur cette lecture globale du langage corporel.
La queue donne un indice. Le reste du chat complète la phrase.
8. Votre chat fait ses griffes sur le canapé alors qu’un magnifique griffoir l’attend
Vous avez choisi un beau griffoir.
Vous l’avez installé avec amour.
Votre chat l’a regardé.
Puis il s’est dirigé vers l’accoudoir du canapé.
Avant de conclure à une provocation personnelle, il faut savoir une chose essentielle : griffer est un comportement parfaitement normal et nécessaire chez le chat.
Les griffades remplissent plusieurs fonctions. Elles participent à l’entretien des griffes, permettent au chat de s’étirer, et jouent aussi un rôle de marquage visuel et olfactif de son environnement.
L’objectif n’est donc pas de lui faire perdre cette habitude, mais de lui proposer des endroits où il pourra l’exprimer sans transformer le mobilier en œuvre expérimentale.
Et tous les griffoirs ne se valent pas… du point de vue du chat.
Certains félins aiment griffer verticalement en étirant tout leur corps. D’autres préfèrent une surface horizontale. Les préférences concernant les matières peuvent elles aussi varier : sisal, carton, bois, tissu… chaque chat peut avoir ses habitudes. Cornell recommande justement d’observer où, comment et sur quelle matière le chat griffe déjà pour lui proposer un support adapté. Un griffoir vertical doit aussi être suffisamment haut et stable pour permettre un véritable étirement sans vaciller.
Le griffoir le plus élégant du monde aura en effet peu de succès s’il vacille au premier coup de patte, tandis que le canapé présente un avantage difficile à concurrencer : lui, au moins, ne tombe pas.
Et un seul griffoir n’est pas forcément suffisant. Les recommandations vétérinaires conseillent de proposer plusieurs zones de griffade, notamment près des endroits où le chat dort, dans les lieux de passage ou à proximité des surfaces qu’il a déjà choisi de griffer. Dans un foyer avec plusieurs chats, multiplier les emplacements devient encore plus important.
Punir un chat qui griffe est une mauvaise stratégie. Les études montrent que les réprimandes verbales ou physiques ne réduisent pas efficacement les griffades indésirables et peuvent même être associées à davantage de comportements problématiques. Mieux vaut récompenser l’utilisation des bons supports et rendre ceux-ci plus intéressants.
Si votre chat cherche encore son support préféré — ou si un seul griffoir ne suffit manifestement pas à ses ambitions décoratives — vous pouvez parcourir la sélection de griffoirs pour chat chez Zooplus.

9. Votre chat traverse soudain la maison comme une petite fusée
Votre chat dormait paisiblement.
Trois secondes plus tard, il traverse le couloir à une vitesse impressionnante, saute sur un fauteuil, repart dans l’autre direction, effectue un virage incompréhensible et disparaît.
Puis revient.
Bienvenue dans le monde des fameux zoomies, parfois appelés « quarts d’heure de folie ».
Ces brusques accès d’énergie portent même un nom plus technique : FRAPs, pour frenetic random activity periods. Ils correspondent à de courtes périodes d’activité très intense pendant lesquelles le chat peut courir, bondir, poursuivre quelque chose d’invisible ou traverser la maison à toute allure. Ils sont particulièrement fréquents chez les chatons et les jeunes chats, mais un adulte peut parfaitement avoir lui aussi ses moments de folie.
Pourquoi surviennent-ils ? Il n’existe probablement pas une seule explication. Ils peuvent accompagner le jeu, permettre au chat de dépenser une énergie accumulée ou faire intervenir ses comportements naturels de poursuite et de prédation. Chez certains chats peu stimulés, des épisodes très fréquents peuvent également être favorisés par l’ennui ou la frustration.
Le rythme naturel du chat joue aussi son rôle : les félins sont particulièrement actifs autour de l’aube et du crépuscule, des périodes propices aux comportements de chasse. Cela explique en partie pourquoi certaines maisons connaissent soudain une course effrénée… précisément au moment où leurs familles envisageaient une soirée tranquille.
Et pour un chat vivant exclusivement à l’intérieur, les possibilités de se dépenser et d’exprimer ses comportements naturels sont particulièrement importantes. Espaces en hauteur, cachettes, griffoirs, jeux de recherche alimentaire et séances régulières de jeu interactif lui permettent de courir, grimper, guetter, poursuivre, bondir et attraper. Les recommandations vétérinaires considèrent ces possibilités de jeu et de pseudo-chasse comme faisant partie des besoins essentiels du chat.
Pour varier les séances de jeu, vous pouvez aussi découvrir les jouets interactifs pour chat proposés chez Zooplus.
Une précaution cependant : ficelles, rubans et petites pièces susceptibles d’être avalées ne devraient pas rester à disposition sans surveillance. Il est conseillé de ranger, après le jeu, les jouets munis de fils ou d’éléments pouvant être ingérés.
Et si votre chat se met soudainement à avoir beaucoup plus de périodes d’hyperactivité que d’habitude, si leur intensité change nettement ou si d’autres symptômes apparaissent, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire : certaines causes médicales peuvent aussi entraîner une agitation inhabituelle.
Sinon ?
Éloignez peut-être simplement la tasse posée au bord de la table… et profitez du spectacle.
10. Votre chat dort beaucoup… mais pourquoi autant ?
Votre chat dort.
Puis il se réveille.
Mange quelque chose.
Change de pièce.
Et retourne dormir.
À ce rythme-là, on pourrait presque se demander s’il n’a pas choisi la sieste comme activité principale.
En réalité, les chats dorment beaucoup par nature. Un chat adulte peut facilement passer 12 à 16 heures par jour à dormir ou somnoler, parfois davantage selon son âge, son niveau d’activité, son état de santé ou simplement sa personnalité.
Cette tendance s’explique en partie par leur héritage de prédateurs. La chasse demande des efforts courts mais intenses : guetter, bondir, poursuivre, saisir… Le repos permet donc de conserver de l’énergie pour ces périodes d’activité. Même nos chats domestiques ont gardé ce rythme fait d’alternances entre longues phases de repos et brusques moments d’énergie.
Et contrairement à nous, ils ne dorment pas forcément huit heures d’affilée. Leur journée est ponctuée de nombreuses petites siestes, parfois très légères, parfois plus profondes.
Les chatons et les chats âgés peuvent dormir davantage encore.
Alors, faut-il s’inquiéter parce que votre chat passe une bonne partie de la journée roulé en boule sur le canapé ?
Pas nécessairement. Ce qui compte surtout, c’est son comportement habituel. S’il se réveille volontiers pour manger, jouer, venir vous voir ou réagir à ce qui l’intéresse, son goût prononcé pour la sieste n’a rien d’inhabituel.
En revanche, si vous remarquez qu’il dort soudain beaucoup plus qu’avant, qu’il semble difficile à réveiller, apathique lorsqu’il est éveillé, qu’il perd l’appétit ou qu’il délaisse ses activités habituelles, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire.
En somme, votre chat n’est probablement pas paresseux.
Il est simplement très professionnel dans l’art de gérer son énergie.
11. Votre chat vous rapporte des souris… vraiment un cadeau ?
Votre chat arrive fièrement.
Quelque chose dépasse de sa gueule.
Vous espérez vaguement qu’il s’agit d’un jouet.
Ce n’est pas un jouet.
Quelques secondes plus tard, une souris se retrouve déposée au milieu du salon… ou, parfois, juste devant vous.
La première question qui vient à l’esprit est presque toujours la même : vient-il vraiment de vous faire un cadeau ?
La réponse est moins simple qu’elle n’en a l’air.
Même lorsqu’il est parfaitement nourri, un chat conserve son instinct de chasse. Poursuivre, capturer et transporter une proie ne dépend donc pas uniquement de la faim. Ce comportement fait partie de son répertoire naturel de prédateur.
Une fois la proie attrapée, le chat peut la rapporter dans un endroit qu’il connaît bien et où il se sent en sécurité. Pour un chat domestique, cet endroit est très souvent… la maison.
Mais alors, pourquoi certains chats déposent-ils leur prise précisément devant leur maître ?
C’est là que les choses deviennent plus mystérieuses.
Il est tentant d’y voir un cadeau, un partage de la chasse ou une forme d’interaction sociale. Cette interprétation est possible, mais elle n’a pas été démontrée scientifiquement de façon certaine. Les études consacrées aux proies rapportées s’intéressent surtout à la fréquence et au type de captures, beaucoup moins à l’intention du chat lorsqu’il choisit l’endroit exact où il les dépose.
On entend aussi parfois dire que le chat chercherait à « apprendre à chasser » à son maître. Cette idée vient probablement d’un comportement bien réel : les chattes peuvent rapporter des proies à leurs petits au cours de leur apprentissage de la chasse. Mais rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’un chat adulte transpose volontairement ce comportement à une personne.
Alors, cadeau, partage ou simplement retour de chasse dans un lieu familier ?
Nous ne pouvons pas encore trancher avec certitude.
Ce que l’on sait, en revanche, c’est que punir le chat ne sert à rien : il ne comprendrait pas pourquoi un comportement naturel lui vaut soudain une réprimande. Si ses talents de chasseur deviennent trop envahissants, des séances régulières de jeu qui reproduisent certaines étapes de la chasse — guetter, poursuivre, bondir, attraper — peuvent lui offrir d’autres occasions d’exprimer cet instinct.
Et la prochaine fois qu’une souris apparaît devant vous…
Vous pourrez toujours regarder votre chat et penser :
« Merci… mais il ne fallait vraiment pas ! »
12. Votre chat aime prendre de la hauteur… pourquoi ces perchoirs sont-ils si irrésistibles ?
Vous avez acheté un panier moelleux.
Votre chat, lui, a choisi le sommet de l’armoire.
Ou le haut de la bibliothèque.
Ou encore cette étagère dont vous ignoriez totalement qu’elle pouvait accueillir un chat.
Ce goût pour les hauteurs n’est pas qu’une lubie.
Les chats recherchent naturellement les endroits surélevés parce qu’ils leur permettent d’observer leur environnement tout en se sentant davantage en sécurité. Depuis un perchoir, ils peuvent surveiller ce qui se passe autour d’eux, se reposer au calme et, lorsqu’ils vivent avec d’autres animaux, disposer d’un endroit où se retirer pour éviter certaines interactions.
Pour les chats vivant exclusivement à l’intérieur, cette verticalité est particulièrement importante : leur territoire ne se limite pas à la surface au sol. Arbres à chat, étagères murales, plateformes sécurisées ou meubles accessibles peuvent considérablement agrandir l’espace qu’ils peuvent réellement utiliser.
Un bon perchoir doit toutefois rester confortable et accessible, avec notamment des surfaces suffisamment larges pour permettre au chat de s’allonger ou de s’étirer, et d’adapter la hauteur aux chatons ou aux chats âgés qui se déplacent moins facilement.
Un arbre à chat stable, une étagère sécurisée, une plateforme près d’une fenêtre ou un meuble aménagé peuvent donc devenir de véritables postes d’observation.
Pour offrir davantage d’espace vertical à votre chat, vous pouvez aussi découvrir une sélection d’arbres à chat et de perchoirs chez Zooplus.
Et si votre chat choisit malgré tout le dessus de votre armoire plutôt que le magnifique arbre à chat installé spécialement pour lui…
Eh bien, il restera fidèle à une autre grande tradition féline : nous rappeler que le dernier mot lui appartient.
Finalement… votre chat vous parle déjà

Lila referme son ordinateur.
Son chat, qui attendait manifestement cet instant depuis plusieurs minutes, vient aussitôt prendre sa place sur ses genoux.
Un petit coup de tête.
Quelques ronronnements.
Puis deux yeux qui se ferment lentement.
Cette fois, elle sourit.
Peut-être ne saurons-nous jamais traduire chaque geste de nos chats avec certitude. Et c’est probablement très bien ainsi.
Les observer ne consiste pas à transformer leurs comportements en phrases humaines, mais à apprendre progressivement leur manière de s’exprimer. À remarquer quand ils recherchent notre présence, à comprendre quand ils préfèrent qu’on garde nos distances, à leur permettre de jouer, de courir, d’explorer ou de griffer… et à découvrir peu à peu la personnalité de celui qui partage notre quotidien.
Parce qu’entre nous et nos chats, les plus belles conversations sont parfois celles où personne ne prononce un mot.
Sources et pour aller plus loin
Pour préparer cet article, je me suis appuyée sur des études scientifiques, des ressources vétérinaires et des organismes spécialisés dans le comportement et le bien-être du chat. Ces sources sont là pour préciser ce qui est bien établi, ce qui reste encore à nuancer, et pour vous permettre d’aller plus loin si vous le souhaitez.
- Chaire Bien-être animal – VetAgro Sup — Fiche espèce – Tout savoir sur le chat !
Ressource consacrée au mode de vie et aux comportements du chat domestique, relue par une vétérinaire comportementaliste féline. - Chaire Bien-être animal – VetAgro Sup — Un chat qui ronronne est un chat heureux, vrai ou faux ?
Synthèse sur les différentes fonctions du ronronnement, appuyée sur de nombreuses publications scientifiques. - Scientific Reports – Humphrey et al. (2020)— The role of cat eye narrowing movements in cat–human communication
Le rôle des mouvements de rétrécissement des yeux du chat dans la communication chat-humain — étude expérimentale sur le clignement lent et la communication positive entre le chat et l’humain. - Current Biology (2009) – McComb et al. (2009) — The cry embedded within the purr — Le cri enfoui dans le ronronnement
Étude sur le « ronronnement de sollicitation », notamment utilisé par certains chats lorsqu’ils cherchent à obtenir de la nourriture. - Cornell Feline Health Center — Feline Behavior Problems: Destructive Behavior — Problèmes de comportement chez les chats : comportement destructeur
Ressource vétérinaire sur les griffades, leur fonction de marquage, l’entretien des griffes et le choix d’un griffoir adapté aux préférences du chat. Cornell recommande notamment d’adapter la matière et l’orientation du support et d’en proposer plusieurs lorsque le chat griffe à différents endroits. - VCA Animal Hospitals — Understanding Kitten Zoomies
Ressource vétérinaire sur les brusques périodes d’activité intense, ou « zoomies », particulièrement fréquentes chez les jeunes chats mais possibles tout au long de la vie.
